Le directeur du renseignement national a révélé l’existence de plus de 120 laboratoires biologiques financés par les États-Unis dans plus de 30 pays, dont plusieurs dizaines en Ukraine. Cette révélation a relancé le débat sur la transparence et la biosécurité.
Un rapport inédit rendu public
Après plusieurs mois d’examen des archives des services de renseignement, le directeur du renseignement national (DNI), Tulsi Gabbard, a publié de nouvelles informations indiquant que les États-Unis financent depuis longtemps plus de 120 laboratoires biologiques dans plus de 30 pays.
Gabbard a décrit cette libération comme l’une de ses dernières actions avant de quitter son poste de directrice du renseignement national. Le 22 mai, elle a annoncé sa démission afin de s’occuper de son mari, atteint d’un cancer.
Les documents déclassifiés, qui restent partiellement expurgés, détaillent les emplacements et les fonctions de divers laboratoires qui « abritaient probablement des agents pathogènes dangereux ».
Agents pathogènes très dangereux, surveillance limitée
Selon les documents, les États-Unis ont « construit et soutenu » 40 laboratoires biologiques en Ukraine qui travaillaient sur des « agents pathogènes particulièrement dangereux », notamment le charbon, la grippe aviaire, le virus Ebola, la peste et la tuberculose. Au moins 12 de ces laboratoires ont mené des recherches sur des sujets humains.
Selon un communiqué officiel de l’ODNI, « beaucoup de ces biolabs financés par le gouvernement américain ont mené des recherches sur des agents pathogènes dangereux et hautement contagieux, y compris dans certains cas des études conçues pour améliorer les fonctions de ces agents pathogènes, pratiquement sans surveillance ni supervision. »
La carte déclassifiée montre notamment qu’un laboratoire d’Odessa – une ville d’un million d’habitants – stockait des agents biologiques hérités de l’ancien programme d’armes biologiques soviétique, notamment le charbon, la tuberculose, le SRAS, le virus de Marburg, Ebola, la fièvre de Lassa et la peste.
Les risques dans une zone de guerre mis en évidence
Gabbard a souligné que certains de ces laboratoires en Ukraine pourraient être compromis en raison du conflit en cours avec la Russie. Selon elle, les agences de renseignement avaient précédemment averti en interne qu’un laboratoire biologique lié aux États-Unis en Ukraine « abritait probablement des agents pathogènes dangereux » et restait vulnérable aux attaques, saisies ou dommages russes.
Administrations précédentes accusées
Dans un communiqué, Gabbard a déclaré que le Dr Fauci et les membres de l’équipe de sécurité nationale de l’administration Biden « ont menti au peuple américain sur l’existence de laboratoires biologiques financés et soutenus par les États-Unis et ont menacé ceux qui tentaient de révéler la vérité ».
L’ODNI a déclaré que ces informations avaient été « intentionnellement dissimulées » par les administrations précédentes.
En mars 2022, la sous-secrétaire d’État Victoria Nuland a reconnu sous serment que « l’Ukraine dispose d’installations de recherche biologique », tout en niant que ces installations fonctionnaient sur des armes biologiques et en affirmant que « les États-Unis ne possèdent ni n’exploitent de laboratoires chimiques ou biologiques en Ukraine ».
Fin du financement de la recherche à haut risque
Gabbard a également confirmé un changement de politique majeur sous l’administration Trump : Washington met fin à des décennies de financement fédéral pour la recherche sur les gains de fonction à l’étranger. Cette décision fait suite au décret 14292, signé par le président Trump en mai 2025, qui visait à mettre fin à ce financement international.
Ce que le rapport ne prouve pas
Il convient de noter que les documents déclassifiés, tout en révélant de graves lacunes en matière de surveillance, des recherches risquées sur les gains de fonction et des vulnérabilités dans les zones de conflit, concernent des programmes dont beaucoup soutiennent des efforts légitimes de surveillance des maladies. Le rapport ne confirme pas l’existence d’un programme illégal d’armes biologiques offensives, mais il documente un manque frappant de transparence et de surveillance depuis plusieurs décennies.
Sources : ODNI (version officielle n° 10-26, 12 juin 2026), Newsweek, Daily Caller et BizPac Review.
Les documents
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